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Mairie de MONTPELLIER

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Montpellier n’abrite plus beaucoup de vignes sur son territoire. Mais la ville reste la capitale de la première région vitivinicole du monde, le Languedoc-Roussillon, avec près de 33 % de la production française sur une superficie d’environ 300 000 ha soit 15,7 millions d’hl de vin par an.

L’agglomération de Montpellier concentre plus de la moitié de la recherche vitivinicole mondiale et accueille un pôle de recherche vigne et vin unique en Europe (250 chercheurs et ingénieurs en œnologie, viticulture et socio-économie du vin). L’Institut des hautes études de la vigne et du vin (IHEV) présente un dispositif de formation, de recherche et de transfert, de réputation mondiale. Il forme 250 étudiants par an, professionnels et futurs cadres de la viticulture, de l’œnologie, de l’environnement, de la qualité, et de la gestion des marchés vitivinicoles. Le Campus Supagro-INRA, Montpellier organise d’ailleurs tous les ans, la journée scientifique de la vigne et du vin, proposant de faire découvrir les avancées récentes et les applications potentielles des recherches en viticulture et en œnologie. Enfin, la collection du Domaine de Vassal détenue au centre INRA de Montpellier est la plus importante au monde pour Vitis vinifera L. qui est l’espèce européenne de vigne cultivée.

Montpellier jouit d’une image viticole très ancienne, les professeurs de son université, en particulier de son école de médecine, qui avaient un vignoble à proximité de la ville, ont contribué au progrès viticole. Arnaud de Villeneuve (XIIIe siècle) et plus tard Edouard Adams ont créé et amélioré l’alambic. Montpellier, siège de l’administration du Languedoc, met en place en 1729 l’une des premières réglementations de la mise en marché des vins et eaux de vie et crée un service du contrôle de la qualité ayant des pouvoirs répressifs. C’est aussi, à Montpellier qu’un étudiant en médecine, Jean-Antoine Chaptal, invente un procédé permettant d’ajouter du sucre au moût pour augmenter le degré d’alcool (procédé connu sous le nom de chaptalisation). Et c’est encore près de Montpellier que fut créée la bouteille dite aujourd’hui bordelaise. Et lorsque, au XIX siècle, le phylloxéra envahit le vignoble français, la recherche agronomique montpelliéraine découvre les moyens de lutte contre cet insecte. Ici furent testés les porte-greffes qui permirent de reconstruire le vignoble français.

Côté AOC, les grés de Montpellier sont apparus en 2003 (décret applicable à la récolte 2002). Cette appellation AOC Languedoc-Grès de Montpellier regroupe les vignobles de l’agglomération montpelliéraine et de ses alentours soit 12 000 ha en production dont 1 000 classés en AOC Languedoc – Grés de Montpellier.

Agenda de la Vigne et du Vin à Montpellier :