L'ANEV a pour but de favoriser la concertation, l’échange, le dialogue, d’animer le réseau des élus du vin en vue de mieux faire connaître les réalités vitivinicoles

Mise a jour le: 05-06-2018

 

 

 

L’ANEV en bref

 

La constitution d’un réseau à l’échelle des territoires


L’ANEV est née le 15 juin 1999 à l’initiative d’une vingtaine de parlementaires de régions viticoles. Michel Grégoire, alors député de la 3ème circonscription de la Drôme et technicien agricole de profession, constate avec d’autres parlementaires le manque d’un réseau d’élus de territoires viticoles pour défendre la viticulture et les viticulteurs. S’inspirant d’autres associations d’élus au service des territoires comme l’Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM) ou l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF), ces élus décident de fonder l’ANEV : l’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin. Celle-ci regroupe les parlementaires, les maires et les membres de conseil départementaux et régionaux issus de territoires viticoles afin de constituer un réseau d’élus du vin au-delà de tous clivages politiques et géographiques.

L’ANEV regroupe aujourd’hui plus de 500 adhérents, dont une majorité de communes viticoles, de nombreux parlementaires de territoires viticoles et des départements et régions.

 

Les objectifs de l’ANEV

 

- Exprimer et représenter les intérêts généraux de la vigne et du vin auprès des pouvoirs publics

 

- Favoriser la concertation, l’échange et le dialogue entre les élus du vin

 

- Promouvoir le dynamisme de la viticulture et de ses terroirs

 

- Informer les collectivités des politiques mises en œuvre par l’Union Européenne, l’Etat et les Collectivités Publiques

 

 

 

 

Un lieu de stratégie et de réflexion sur la place du vin dans notre société

 

Depuis maintenant 15 ans, l’ANEV se mobilise avec succès pour défendre la place des vignerons et du vin dans la société.  Elle s’associe à de nombreux combats du monde vitivinicole et se positionne comme un espace de réflexion sur la place du vin dans notre société. Lors de ces dernières années, elle a fait preuve de son utilité pour obtenir des victoires significatives pour la vigne et le vin :

 

Un réseau d’élus du vin au-delà de tous clivages politiques et géographiques : La mobilisation pour la sauvegarde des droits de plantation

L’ANEV a été un des acteurs décisifs du dernier grand combat du monde viticole : la sauvegarde des droits de plantation de vigne. Alertée par les organisations professionnelles viticoles sur la décision de suppression des droits de plantation des vignes, l’Association s’est appuyée sur la force de son réseau pour stopper cette mesure dangereuse pour la viticulture. Elle a recueilli plus de 2000 délibérations de communes viticoles se positionnant contre la libéralisation des droits de plantation et les a remises, sous la forme de 4 volumes de plus de 7 centimètres d’épaisseurs chacun, au Commissaire Européen à l’agriculture et au président du Parlement Européen d’alors, Dacian Ciolos et Martin Schulz. Cette action leur avait permis de prendre conscience de l’importance de la contestation sur le terrain. A travers cette opération, l’ANEV a renforcé son statut d’acteur central du monde vitivinicole capable de fédérer au-delà des clivages politiques et géographiques.

 

 

Un réseau parlementaire affuté : La défense de la place du vin dans la société dans la loi de modernisation du système de santé en 2015

Au cours des discussions sur la loi de modernisation de la santé en 2015, plusieurs mesures menaçaient la place du vin dans la société : renforcement du message sanitaire, restriction de la publicité sur internet… L’ANEV, conjointement avec les groupes d’études viticoles du Parlement, a initié la mobilisation en organisant les 1ères rencontres de la vigne et du vin à l’Assemblée nationale. Cet évènement a permis à plus de 150 professionnels du secteur (vignerons, négociants et représentants des organisations professionnelles) et à une cinquantaine d’élus des territoires viticoles d’échanger sur le thème « Comment concilier vin et enjeux de santé publique ? ».

La mobilisation a permis d’éviter un durcissement du message sanitaire et a lancé le débat sur la clarification de la loi Evin. Avec cet évènement, l’ANEV s’est inscrite dans la continuité de ce qui a toujours été sa politique sur les sujets de santé publique : éducation et responsabilisation contre les pratiques abusives liées à l’alcool.

 

 

 

 

Une promotion permanente des valeurs immuables du vin

 

Le vin, «la partie intellectuelle du repas» comme l’appelle Alexandre Dumas dans son Grand dictionnaire de Cuisine, occupe une place à part dans la culture française et européenne. C’est pourquoi, en plus de sa mobilisation pour défendre la vigne et le vin, l’ANEV met en place des actions de promotion des valeurs immuables du vin : culture, terroirs, plaisirs…

Elle soutient une vision du vin en tant que patrimoine culturel français à travers deux prix :

- Le « Prix René Renou », qu’elle a créée en 2008 et qui récompense chaque année la collectivité locale qui à la mieux œuvrée pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture.

- Le « Prix de la meilleure action d’intérêt général », qu’elle remet chaque année lors du festival international Oenovidéo de films sur la vigne et le vin.

 

L’ANEV demande également à ce qu’un inventaire du patrimoine vitivinicole soit fait au même titre que l’inventaire du patrimoine architectural ou l’inventaire du patrimoine culinaire de France. Enfin, elle soutient les projets de « vigne-école » qui prévoient la mise à disposition d’écoles de parcelles de vignes, afin de familiariser les élèves à la culture de la vigne et aux valeurs qu’elle véhicule. L’ANEV propose aux maires, enseignants et vignerons intéressés de les mettre en contact et de leur fournir des références et des exemples de projets de « vigne-école ».